Centrafrique : quand Cheikh Tidiane Gadio jouait au médiateur avec les ex-Séléka

Par Jeune Afrique

Les deux principaux médiateurs des pays d'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas du Ghana, à gauche, et Cheik Tidiane Gadio, du Sénégal, à sa droite, à l'aéroport de Yamoussoukro, le 17 octobre 2002. © BORIS HEGER/AP/SIPA/AP/SIPA

Impliqués dans la résolution de la crise centrafricaine, l’OCI et son envoyé spécial, le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, ont tenté il y a quelques mois d’amener les différents groupes de l’ex-Séléka à la table des négociations.

Après plusieurs déplacements, Gadio est même parvenu à faire signer au FRPC de Noureddine Adam et au MPC du général Mahamat Al Khatim un document dans lequel les rebelles s’engagent à œuvrer pour la paix en échange de portefeuilles ministériels.

En septembre 2016, Gadio a présenté ce document au président Faustin-Archange Touadéra ainsi qu’à son homologue tchadien Idriss Déby Itno, mais ces derniers ont craint que la démarche ne soit jugée trop communautariste.

C’est finalement l’Angola qui a repris la médiation, en décembre, à la demande du Tchad, mais, au départ, sans qu’Ahmad Allam-Mi, le secrétaire général de la Ceeac, dont Luanda fait pourtant partie, n’en soit informé. Ce n’est qu’en janvier, à l’occasion du déplacement de ce dernier en Angola, qu’il a été décidé de fédérer les efforts au sein de l’Initiative africaine pour un accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés, dont l’UA, la Ceeac et la CRGL sont partie prenante.

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