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Stratégie gagnante pour la société des provenderies du Cameroun

Une des filiales du fondateur de la Société des provenderies du Camerou, Agrocam,a permis à la société d'étendre ses activités vers l'élevage. © GEORGE OSODI/AP/SIPA

Installée à Bamendzi, dans la banlieue de Bafoussam, la Société des provenderies du Cameroun (SPC) produit chaque année 80 000 tonnes d’aliments et concentrés divers pour le bétail.

Leader de la filière, face à une concurrence essentiellement issue du secteur informel, la SPC s’est rapidement imposée en misant sur la qualité de ses produits. « Nous avons entamé depuis quatre ans la modernisation de l’unité de production pour être en mesure de suivre les hausses de la demande », assure son directeur général, le Belge Bart Buytaert.

Un tiers du marché camerounais

Une stratégie gagnante qui permet à l’entreprise de contrôler plus d’un tiers du marché camerounais actuellement, tout en s’imposant dans l’ensemble des pays de la Cemac (Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), exportant même ses produits jusqu’au Soudan. Ses partenariats passés avec les sociétés belges Versele-Laga et VDS-Food ont largement contribué à ce qui semble être aujourd’hui un véritable succès industriel.

Employant plus de 600 personnes, l’entreprise dispose également d’une ferme de 400 000 poules pour approvisionner le marché local en œufs de table. « Nous sommes les seuls ici à travailler sous licence Lohmann [du nom du distributeur allemand de pondeuses], et nous donnons gratuitement des conseils à nos clients », affirme sans fausse modestie Jean Samuel Noutchogouin, le fondateur de la SPC.

Présente sur d’autres secteurs

À 83 ans, le magnat camerounais est présent dans le secteur de la transformation du plastique avec sa société Icrafon (fabrication de stylos et de fournitures), dans la distribution via le groupe CFAO, et il est aussi le principal actionnaire de la Banque atlantique du Cameroun.

Il a su progressivement s’établir dans l’élevage avec ses diverses filiales, dont Agrocam, qui fournit 25 000 poussins chaque année, pendant que Belgocam assure l’importation et la commercialisation des intrants (l’ensemble des produits qui servent à optimiser le rendement de la culture tels que les engrais). Présente dans l’alimentation des poulets, des porcs et des chevaux, la provenderie lorgne maintenant du côté de la pisciculture.

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