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RD Congo : les derniers jours d’Étienne Tshisekedi

Étienne Tshisekedi, président de l'UDPS, participe à une conférence de presse chez lui, à Limete, une commune de Kinshasa, le 23 septembre 2016. © Gwenn Dubourthoumieu/JA

Étienne Tshisekedi rencontrait depuis longtemps des problèmes de santé, qui lui avaient valu plusieurs hospitalisations en Europe. C'est à Bruxelles, suite à une opération, qu'il s'est éteint le 1er février.

Âgé de 84 ans, Étienne Tshisekedi était affaibli depuis plusieurs années. Il se déplaçait lentement, s’exprimait avec difficulté et souffrait de troubles cardiaques – il portait un pacemaker. Mais son état de santé était malgré tout jugé assez stable pour que ses médecins l’autorisent à rentrer à Kinshasa. Parmi eux, le docteur Oly Ilunga Kalenga, qui occupait jusqu’à une période récente le poste de directeur médical des Cliniques de l’Europe, à Bruxelles. Par une ironie dont l’histoire a le secret, ce dernier a été nommé ministre de la Santé le 19 décembre 2016.

Étienne Tshisekedi rentre donc en juillet 2016 à Kinshasa, après deux ans d’exil pour raisons de santé. Il est alors prévu qu’il revienne en Belgique trois mois plus tard pour subir des examens de contrôle. « Mais il a jugé que son agenda politique ne le lui permettait pas », explique un proche. Dans la capitale congolaise, les émeutes et les négociations avec le pouvoir se multiplient : Étienne Tshisekedi diffère son voyage en Europe.

Rapatrié à Bruxelles

Fin janvier, toutefois, ses problèmes de santé le rattrapent : il se plaint subitement de douleurs au talon gauche. Décision est prise de le ramener à Bruxelles. L’opposant quitte l’aéroport de Ndjili à bord d’un avion privé à l’aube du mardi 24 janvier. Les examens médicaux révèlent le mal dont il souffre : une thrombose. Une opération est programmée pour le lundi 30 janvier à la clinique Sainte-Élisabeth. Il ne la quittera plus.

L’intervention « se passe bien », assure un proche, mais le « Vieux » ne se réveillera pas. Il est plongé dans un « coma léger ». Resté à Kinshasa, son fils Félix ne s’affole pas encore : il ne juge pas urgent de retourner à Bruxelles. Ce n’est que le mercredi 1er février, au matin, que son état se dégrade définitivement. Des caillots sanguins se diffusent dans son organisme. Son décès, provoqué par une embolie pulmonaire, est constaté à 17 h 22.

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