Union africaine : la bataille entre Moussa Faki Mahamat et Amina Mohamed est restée incertaine jusqu’au bout

Par Jeune Afrique

Moussa Faki Mahamat (Tchad), ministre des Affaires étrangères et de l'intégration africaine, élu récemment président de la Commission de l'Union africaine, le 5 mars 2012 au Tchad. © Abdoulaye Barry

L'élection du nouveau président de la Commission de l'UA, le 26 janvier dernier, s'est accompagnée de retournements de dernière minute.

La bataille pour la présidence de la Commission de l’UA qui opposait le Tchadien Moussa Faki Mahamat, la Kényane Amina Mohamed et le Sénégalais Abdoulaye Bathily a rapidement tourné au duel entre les deux premiers.

Lâché par plusieurs pays de la Cedeao – notamment le Mali, le Niger et le Ghana –, Bathily est éliminé au 3e tour après n’avoir obtenu que 10, 8 et 3 voix. Déçu du faible score de son candidat, le président Macky Sall quittera le sommet le lendemain avant le discours du roi Mohammed VI.

Les 4e et 5e tours sont particulièrement serrés. Soutenue notamment par Paul Kagame, la ministre kényane des Affaires étrangères devance chaque fois Mahamat d’une voix.

Au tour suivant, coup de théâtre : deux pays qui avaient jusque-là soutenu Amina Mohamed retournent leur veste, alors que l’Afrique du Sud, qui s’était longtemps abstenue, sort de sa réserve. La Kényane est éliminée, laissant Moussa Faki Mahamat recueillir les deux tiers des suffrages au 7e et dernier tour.

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