Abdoullah Coulibaly : « Le Mali est redevenu fréquentable »

Abdoullah Coulibaly, Président du Comité national d’organisation du sommet. © DAOU BAKARY EMMANUEL POUR JA

L'organisation du 27e sommet Afrique-France, qui s'est ouvert ce vendredi à Bamako ? C'est lui. L'ancien consultant en gestion des entreprises, proche du président Ibrahim Boubacar Keïta, a répondu aux questions de JA.

Jeune Afrique : Comment s’annonce le sommet Afrique-France ?

Abdoullah Coulibaly : Il y a un véritable engouement ! Plus d’une soixantaine de délégations et une vingtaine de chefs d’État sont attendus. Parmi eux, outre François Hollande, les présidents rwandais Paul Kagame et sénégalais Macky Sall nous ont confirmé leur présence.

Je pense que la solidarité à l’endroit du Mali explique cet élan. Chacun surmonte ses peurs pour épauler notre pays, avec la volonté partagée de le remettre dans le concert des nations. Notre pays est stratégique. Nous avons sept frontières ; si vous déstabilisez le Mali, c’est toute la région qui s’embrase.

En matière de sécurité justement, vous sentez-vous prêts ?

Je ne vais pas vous délivrer le secret de notre dispositif, mais nous faisons le nécessaire depuis des mois pour déjouer toute tentative d’attentat terroriste. Nos troupes, avec le soutien des Français, finalisent actuellement le dispositif sécuritaire sur le terrain.

La récente attaque terroriste à Nassoumbou, au Burkina Faso, nous a juste rappelé que tout le monde est concerné. Seule la solidarité internationale fera que les terroristes ne gagneront pas. Même au niveau sécuritaire, c’est un sommet Afrique-France !

Pourquoi ce sommet est-il si important pour le Mali ?

Bamako va montrer son plus beau visage. Comme vous le savez, nous faisons de gros efforts d’assainissement dans les rues, sur le fleuve. Nos hôtels sont prêts.

Tout a été fait pour recevoir nos hôtes dans la dignité et la propreté. Et puis, réunir autant de beau monde dans un pays qui sort à peine d’une longue crise institutionnelle et sécuritaire est un signal fort envoyé en direction des investisseurs. Le Mali est redevenu fréquentable.

L’Assemblée nationale vient de rejeter la poursuite judiciaire de l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT). Peut-il être au côté du président IBK lors de la cérémonie d’ouverture ?

L’ex-président ATT est le bienvenu. Comme tout Malien, il doit être fier de voir ce sommet se tenir à Bamako, cinq ans après les événements qui ont provoqué sa chute. Le pays cicatrise ses blessures, c’est une bonne nouvelle pour tout le monde.

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