Législatives ivoiriennes : querelle de famille à Daoukro-N’Gattakro

Henri Konan Bédié, à son domicile de Daoukro, octobre 2015. © SYLVAIN CHERKAOUI POUR J.A.

Ce sont deux proches d’Henri Konan Bédié (HKB) qui s’opposeront à Daoukro et à N’Gattakro : Niamien N’Goran (RHDP) et Olivier Akoto (indépendant, photo en bas).

Le premier, ancien ministre des Finances et président du bureau politique du PDCI, a décidé de se présenter à la dernière minute. Initialement désignée, la députée sortante Florence Brou a dû céder la place. Elle sera sa suppléante. La désignation de N’Goran a été rendue publique deux jours après celle de Daniel Kablan Duncan.

Cette démarche, qui ressemble curieusement à celle du Premier ministre, suscite des questions : si la candidature de Duncan peut s’expliquer par une volonté de lui conférer une forme de légitimité en vue d’une possible nomination au poste de vice-président, comment interpréter celle de N’Goran : aurait-il les faveurs de Bédié pour occuper ce poste créé par la nouvelle Constitution ?

À Daoukro, N’Goran fera donc face à Akoto, que HKB n’a pas réussi à convaincre de se retirer. En 2011, celui-ci lui avait préféré Florence Brou, très active au sein des mouvements portés par des femmes. On avait alors fait comprendre à Akoto que son heure viendrait. Ce responsable communication au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique n’a cette fois pas voulu entendre raison.

Sur le papier, le candidat du RHDP a de grandes chances de l’emporter dans ce fief de Bédié, même si Akoto dispose d’importants relais locaux et se montre très présent dans la presse proche du PDCI. Si Niamien N’Goran rencontrait des difficultés, le signal envoyé serait très fort.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici