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Cinéma : la violence de l’enfance

Image du film. © Capture d'écran YouTube

Un film afghan, c’est une rareté. Quand, de surcroît, il est réalisé par une femme, c’est une première pour le pays. Il faut donc y prêter attention et, en l’occurrence, on ne sera pas déçu. Même si la réalisatrice est désormais installée au Danemark et même si son long-métrage, joué par des Afghans, a été tourné, pour des raisons de sécurité, au Tadjikistan.

Wolf and Sheep (« loup et agneau »), loin d’être un récit pastoral convenu comme son sujet pouvait le faire craindre, surprend et en dit long sur la culture de la communauté hazara. Et sur celle du pays tout entier.

Le film raconte la vie des agriculteurs dans un village du centre du pays et axe son propos sur les rapports entre les enfants et les jeunes adolescents qui gardent les troupeaux de moutons dans les montagnes des environs où plane la menace des attaques de loups. Ce qui nous vaut de magnifiques images mais, surtout, une restitution très crue de ces rapports entre des gamins de 10 ans – un peu plus, un peu moins – qui se livrent à des jeux brutaux – l’un d’eux aura un œil crevé par une fronde – et parlent de sexe sans retenue. Une vision sans concession d’une société traditionnelle menacée tant par la guerre civile que par l’évolution du monde et où une certaine violence semble participer depuis ­toujours du mode de vie.

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