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Maroc : dans les coulisses de la COP22

Par Jeune Afrique

De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères marocain Salaheddine Mezouar, le roi du Maroc Mohammed VI et le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le 15 novembre 2016 lors de la session d'ouverture de la COP22. © Mosa'ab Elshamy/AP/SIPA

Au Forum africain de l’action, qui s’est tenu au Palais des congrès à Marrakech le 16 novembre en marge de la COP22, deux absences ont été remarquées : celles des présidents tchadien, Idriss Déby Itno (IDI), et zimbabwéen, Robert Mugabe.

Ils avaient pourtant assisté, la veille, à l’ouverture du sommet de la COP22, en présence du roi Mohammed VI. IDI, qui entretient des relations correctes (sans plus) avec le royaume, a dû regagner précipitamment son pays, où l’opposition s’apprêtait à voter, le 17 novembre, une motion de censure (finalement reportée) contre son gouvernement. Mugabe, lui, n’aurait pas apprécié l’accueil ostensiblement distant que lui a réservé Mohammed VI pour cause de divergences sur le dossier du Sahara occidental.

En revanche, M6 a été « extrêmement sensible », selon son entourage, à la présence au cours du même Forum du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Motif : arrivé l’avant-veille à Marrakech, IBK avait été victime dans la soirée du 14 d’un malaise vagal alors qu’il se trouvait dans son hôtel, le Royal Palm, où il venait d’accorder deux audiences.

Pris en charge par son médecin personnel, le Dr Diarra, il a été rapidement transféré à la Clinique internationale de Marrakech, où il a reçu la visite de M6. Absent au sommet des chefs d’État le 15 novembre, IBK est sorti le lendemain matin de la clinique pour participer au Forum. « On ne pensait pas qu’il allait venir, confie un proche du Palais, mais il était là, malgré l’avis de ses médecins. » IBK a tout de même reporté son retour à Bamako de vingt-quatre heures. En avril, il avait été opéré à Paris d’une tumeur bénigne au cou.

La COP22 a été le théâtre d’un dispositif sécuritaire jamais vu au Maroc. Vingt-cinq mille policiers ont été déployés à Marrakech pendant les onze jours qu’a duré la conférence, et l’état-major de la DGSN au complet, avec à sa tête Abdellatif Hammouchi, a pris ses quartiers dans la ville Ocre.

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