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Logements sociaux : l’exemple marocain

Vue de la place Jemaa el-Fna de Marrakech, au Maroc. © Luc Viatour/Wikimedia Commons

Un appartement pour 250 000 dirhams (environ 23 000 euros)…

La proposition séduit de nombreux ménages marocains, notamment au sein de la classe moyenne. Selon la dernière étude du ministère de l’Habitat, plus de 50 % des logements sociaux de 50 à 80 m2 sont occupés par des familles ayant un revenu annuel compris entre 4 000 et 14 000 dirhams (de 0,75 à 2,5 fois le revenu médian). Ce programme, démarré en 2010, offre un avantage équivalant au montant de la TVA reversé par l’État aux promoteurs avec lesquels il signe une convention, ainsi qu’un accès privilégié au foncier. En contrepartie, ces promoteurs doivent respecter un cahier des charges défini par les pouvoirs publics et s’engagent à livrer au moins 500 unités dans les cinq ans.

Ces constructions sont l’un des principaux dispositifs devant permettre de réduire davantage le déficit de logements au Maroc, passé de 840 000 à 400 000 au cours des cinq dernières années. Reste que le nombre de logements effectivement construits – un peu plus de 200 000 entre 2012 et 2016 – est inférieur de presque 50 % aux objectifs fixés.

Parmi les raisons invoquées par les promoteurs : les délais d’obtention des permis de construire, le retard pris dans l’aménagement des villes nouvelles et les difficultés à commercialiser les logements hors des grands centres urbains. Malgré tout, le royaume reste un modèle dans le domaine de la promotion immobilière pour bon nombre de pays subsahariens, ainsi que l’attestent les contrats signés par les groupes marocains comme Holmarcom, Addoha, Alliances au Sénégal, en Côte d’Ivoire et, très récemment, au Rwanda.

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