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Cameroun : Bolloré dans le viseur après la catastrophe ferroviaire d’Eseka

Par Jeune Afrique

Selon le bilan officiel, 70 personnes ont péri dans l'accident de train survenu à Eseka, au Cameroun, le 21 octobre 2016. © AP/SIPA

Le 24 octobre, un collectif des victimes de la catastrophe d’Eseka (79 morts le 21 octobre) a demandé au tribunal de grande instance de Paris (TGI) l’ouverture d’une enquête judiciaire sur le groupe français Bolloré.

Mais que lui reproche-t-il exactement ? Dans la requête adressée au procureur de la République de Paris, François Molins, que JA a pu consulter, les avocats dénoncent la « logique capitaliste » de Camrail, dont Bolloré est actionnaire principal, ainsi que la priorité donnée aux bénéfices « au détriment du social » et de la mise aux normes de sécurité et de gestion des risques. Si le procureur venait à classer sans suite la demande, les avocats assurent qu’ils se porteraient partie civile, ce qui enclencherait de facto l’ouverture des investigations.

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