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Gambie : face à Yahya Jammeh, le candidat de l’opposition Adama Barrow a-t-il perdu d’avance ?

Adama Barrow a démissionné du Parti démocrate unifié, dont il était trésorier, pour mieux représenter la coalition. © STR/AFP

Face au président Yahya Jammeh, Adama Barrow, le candidat unique de l’opposition gambienne pour l’élection de décembre n’a quasiment aucune chance.

Ils ont le même âge, 51 ans, mais nul doute que le premier fera de la figuration face au second. Le 1er décembre, Adama Barrow sera le principal adversaire de Yahya Jammeh à l’élection présidentielle gambienne.

Membre de la direction et trésorier du Parti démocrate unifié (UDP), la principale formation de l’opposition, cet homme d’affaires actif dans l’immobilier a été désigné comme candidat unique des sept partis d’opposition lors d’une convention commune, le 30 octobre à Banjul.

Les autres prétendants déclarés, dont Isatou Touray, première femme en lice pour une présidentielle dans l’histoire du pays, se sont désistés en sa faveur. Adama Barrow a démissionné de l’UDP pour mieux représenter la coalition d’opposition face à Jammeh.

Nouveau leader pour l’opposition

C’est la première fois en vingt ans que l’UDP ne sera pas représenté par son chef historique, Ousseynou Darboe. Cet avocat engagé dans la défense des droits de l’homme a été arrêté en avril à Banjul, en compagnie de plusieurs autres responsables du parti, lors d’une manifestation pour réclamer la lumière sur la mort en détention de Solo Sandeng, autre figure de l’opposition. Il a depuis été condamné à trois ans de prison ferme.

Malgré l’unité retrouvée de l’opposition à travers cette candidature unique, Adama Barrow n’a aucune chance de l’emporter face à Yahya Jammeh, qui dirige la Gambie d’une main de fer depuis plus de vingt ans. Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1994, il a été constamment réélu avec des scores implacables, et brigue cette année un cinquième mandat. Son régime est régulièrement accusé de persécutions contre l’opposition, les défenseurs des droits de l’homme et la presse, ainsi que de plusieurs disparitions forcées.

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