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Sénégal : Karim Wade met le cap sur les prochaines élections

Une manifestation de soutien à Karim Wade, le 23 avril 2013 à Dakar. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

En relation permanente avec ses compatriotes, Karim Wade compte bien jouer un rôle dans les législatives de 2017.

Confiné dans l’émirat du Qatar, il est, aux dires de son entourage, « en relation permanente avec le Sénégal et la diaspora, de la Chine à l’Amérique du Sud ». Désigné candidat à la prochaine élection présidentielle par le Parti démocratique sénégalais (PDS) en mars 2015, à la veille de sa condamnation, « il entend bien honorer l’engagement moral qu’il a pris vis-à-vis de ses compatriotes ».

Alors il multiplie les appels aux responsables du PDS et à ses mouvements de soutien, à des représentants de la société civile, aux nouveaux ralliés de l’opposition, et dévore quotidiennement la presse sénégalaise.

Conseils présidentiels et réunions

Sera-t-il de retour au début de l’année prochaine, comme l’envisage un de ses proches ? L’homme étant aussi imprévisible que secret sur ses intentions, cela reste incertain. Mais une chose est sûre : à Dakar ou depuis Doha, Karim Wade entend jouer un rôle actif dans la campagne des législatives de juin 2017. « Deux banques internationales d’investissement lui ont proposé de prendre la direction de leurs activités en Afrique et au Moyen-Orient, mais il a décliné, assure un ami. Sa priorité, ce sont les échéances électorales au Sénégal. »

En attendant, l’ancien président de l’Anoci mène une vie de ministre, enchaînant rendez-vous et réunions. Un proche, qui est allé lui rendre visite à deux reprises, assure qu’il est « consulté pour divers grands projets, y compris par des chefs d’État ». Lesquels ? On n’en saura pas plus. Fidèle à ses habitudes, Karim Wade entretient le mystère, et lorsque ses proches s’expriment en son nom, les détails sont comptés.

Ses trois filles, qui vivaient à Paris, ont pris leurs quartiers à Doha. En revanche, Karim Wade n’a pas revu ses parents depuis sa libération. Selon l’une de ses amies, une clause non écrite du « protocole de Doha » lui ferait interdiction, dans l’immédiat, de poser le pied dans l’Hexagone. « Ils ne voulaient pas que Karim s’installe dans un pays où la communauté sénégalaise est importante », confie l’un de ses avocats.

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