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Mali : Iyad Ag Ghaly, la voie du dialogue ?

Par Jeune Afrique

Des jihadistes d'Ansar Eddine près de Tombouctou, en septembre 2012. © AP / SIPA

À Bamako, la lettre brandie le 30 octobre par l’imam Mahmoud Dicko en laisse plus d’un dubitatif.

Dans ce document que le dignitaire religieux proche des milieux salafistes attribue à Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Eddine, ce dernier s’engagerait à respecter un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire malien. « Peu crédible », estime-t-on à la Minusma et au sein de la force française Barkhane.

« D’abord, cette lettre est semble-t-il datée du 27 septembre, explique un cadre onusien. Or, depuis, Ansar Eddine a revendiqué plusieurs attaques. Ensuite, elle a été démentie par ce mouvement deux jours plus tard. » « On attend d’en savoir plus, nuance un proche d’Ibrahim Boubacar Keïta. Dicko est en contact avec Iyad depuis longtemps. Cela veut peut-être dire quelque chose. »

Même analyse à la Minusma : « Cette lettre est peut-être un message envoyé par Iyad afin d’entamer des discussions. On le dit malade, affaibli. On dit aussi qu’il ne contrôle plus tous ses hommes. Et on sait que le gouvernement ne serait pas hostile à engager des négociations avec lui », confie un haut responsable onusien.

Une source touarègue proche de la famille d’Iyad et qui qualifie les révélations de Dicko de « sérieuses » assure de son côté que le chef jihadiste « est prêt à discuter » avec les autorités, mais qu’il cherche « un interlocuteur crédible ». « Il a beaucoup de gens avec lui, poursuit cette source. Il ne veut pas qu’ils soient sacrifiés. »

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