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RD Congo : imbroglio foncier après la mise en vente par l’État de biens appartenant à la République tchèque

Par Jeune Afrique

Augustin Matata Ponyo, Premier ministre de la RD Congo, le 14 octobre 2014 à Kinshasa. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Début octobre, Matata Ponyo Mapon, le Premier ministre, a discrètement remercié son ministre des Affaires foncières, Gustave Booloko N’Kelly.

Motif : ce dernier a vendu, au profit du Trésor public, trois biens immobiliers considérés comme abandonnés, situés dans l’un des quartiers les plus huppés de Kinshasa. Le montant de la transaction, très en deçà du prix du marché, est tout de même estimé à plusieurs millions de dollars.

Or le véritable propriétaire des lieux a fini par se manifester. La République tchèque, en l’occurrence, qui y logeait son ambassade jusqu’en 2011, date à laquelle celle-ci a été fermée par mesure d’économie.

Les Tchèques ont exprimé leur mécontentement dans une note verbale adressée au ministère congolais des Affaires foncières le 16 septembre, puis ont envoyé une délégation à Kinshasa. Après que cette dernière a été reçue à la primature, au ministère des Affaires étrangères et par le gouverneur, Prague a accepté les excuses des autorités congolaises.

« Après enquête, Gustave Booloko N’Kelly a été suspendu, et toutes les transactions ont été annulées », assure un haut responsable à la primature. Selon plusieurs sources gouvernementales et diplomatiques, un membre du cabinet du président Joseph Kabila serait impliqué dans cette affaire, en tant que bénéficiaire de la vente. Pour l’heure, il n’a pas été inquiété.

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