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Dossier

"Cet article est issu du dossier" «Afrofuturisme, quand l'art imagine le futur»

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BD : Dayak, l’Afrique au futur antérieur

L’intégrale Dayak, de Philippe Adamov, Glénat, 144 pages, 15 euros ©

Achevée il y a vingt ans, la trilogie Dayak, du Français Philippe Adamov, reste l’une des tentatives les plus réussies d’imaginer l’Afrique de demain en bande dessinée.

Ce succès tient à un savant cocktail mélangeant traditions ancestrales et innovations high-tech. Contant l’histoire d’une lutte fratricide, l’auteur, à la fois scénariste et dessinateur, oppose robots et magie, humanisme et froids calculs économiques. Il imagine un territoire ponctué de gratte-ciel mais aussi d’architectures hérissées de piques, à la manière du tombeau des Askia, édifié par l’empereur du Songhaï.

Des vaisseaux spatiaux surpuissants slaloment entre des masques africains gigantesques, idoles animistes devenues monuments et pointant vers le ciel. Des gangs locaux, les Barons Legbas (allusion au Baron Samedi et au Papa Legba du vaudou), font régner la terreur sur des ghettos écrasés sous la chaleur, où la population se déplace quasi nue ou en costume trois pièces.

Bref, l’auteur esquisse une Afrique baroque, surprenante en ne cherchant jamais à nier sa complexité… Une qualité qui manque à beaucoup d’autres BD résumant indéfiniment le continent à ses paysages de brousse, ses huttes et son folklore.

L’intégrale Dayak, de Philippe Adamov, Glénat, 144 pages

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