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Sonatrach-Repsol : mauvais signal pour Total en Algérie

Par Jeune Afrique

Patrick Pouyanné est le directeur général du groupe Total. © Bruno Levy pour J.A.

Pour le groupe français Total, dirigé par Patrick Pouyanné, la sentence rendue le 9 octobre à Genève en faveur de l'algérien Sonatrach contre l’espagnol Repsol n’est pas de bon augure.

Contestant les modalités de partage de la production pétrolière et celles d’application de la taxe sur les profits exceptionnels (TPE), Repsol et deux partenaires coréens réclamaient 223 millions de dollars d’indemnités au groupe algérien. Le tribunal arbitral s’est rangé aux arguments de la compagnie dirigée par Amine Mazouzi et a ordonné aux plaignants de payer 90 % du coût de la procédure (environ 2 millions d’euros).

Or Total et Repsol ont engagé en 2016 une procédure arbitrale contre Sonatrach, portant elle aussi sur les modalités d’application de la TPE. En juillet, des représentants du géant français indiquaient à JA être persuadés du bien-fondé de leur requête, pariant sur un accord à l’amiable. Un accord comme celui que Sonatrach a conclu avec l’américain Anadarko et le suédois Maersk Oil, auxquels il avait versé respectivement 4,4 milliards et 920 millions de dollars. Pour Total, la perspective d’une solution de conciliation s’éloigne.

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