Fermer

RD Congo : Gédéon, un criminel dans la ville

Par Jeune Afrique

Kyungu Mutanga "Gédéon". © Freddy Mulongo/Réveil FM International

Kyungu Mutanga alias Gédéon a rendu les armes la semaine dernière. Et maintenant, que va-t‑il se passer ?

Depuis la surprenante reddition, le 11 octobre, du chef milicien Kyungu Mutanga (photo), connu sous le nom de Gédéon, condamné à mort en 2009 pour crimes de guerre et qui s’était évadé deux ans plus tard, aucun responsable, ni à Kinshasa ni à Lubumbashi, n’ose avancer une réponse.

« Terrain glissant. On ne peut pas dire que Gédéon est tout à fait libre – il lui est interdit de répondre à la presse –, mais il n’est pas non plus tout à fait assigné à résidence, malgré la présence de forces de sécurité devant sa maison », avoue une source au sein de la XXIIe région militaire, dirigée par le général Philémon Yav, proche du Président Joseph Kabila.

Pour l’instant, ce barbu qui sema la terreur dans le « triangle de la mort » – Mitwaba, Manono, Pweto – entre 2003 et 2006, se repose dans une grande maison, 11, avenue Georges-Mawine, dans le quartier huppé de Golf, à Lubumbashi.

Une centaine de ses hommes, qui ont accepté de déposer les armes avec lui, sont cantonnés dans un site proche de l’université. Nicolas Mbayoka, secrétaire général du Mouvement des indépendantistes révolutionnaires africains (Mira), parti dont Gédéon a annoncé la création, se promène en ville à bord d’une jeep Nissan mise à sa disposition par le gouvernement provincial.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici