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Isabelle Chevalley veut « nettoyer le continent »

Isabelle Chevalley en Côte d’Ivoire en février 2016 © DR

À 44 ans, elle est la conseillère nationale du parti helvète vert’libéral et la présidente de l’intergroupe parlementaire Suisse-Afrique. Portrait.

Depuis cinq ans, Isabelle Chevalley est branchée en continu sur l’Afrique. À peine rentrée d’un séjour au Sénégal pour l’une des ONG dont elle est membre, la conseillère nationale (députée) se prépare à décoller dès le lendemain, cette fois en direction du Niger, « pour tenter de voir ce qu’il se passe sur la mine d’Arlit », explique-t-elle.

L’élue vaudoise n’arrête jamais. « Écologiste de droite », comme elle se définit elle-même, la cofondatrice du parti vert’libéral semble prendre un malin plaisir à secouer les habitudes de ses collègues du Parlement fédéral, où elle siège depuis 2011. De retour d’une mission au Burkina Faso, en 2013, elle les a même conviés à un « apéro insectes » qui a fait mouche, puisque la Suisse devrait devenir le premier pays d’Europe à autoriser la consommation de ces bestioles, début 2017 – « un exploit », selon la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

Son objectif : nettoyer le continent et y créer de l’emploi

Un an plus tard, Isabelle Chevalley crée l’intergroupe parlementaire Suisse-Afrique, qui réunit aujourd’hui une cinquantaine de conseillers des deux chambres fédérales, plus quelques ambassadeurs africains accrédités en Suisse. Ce « club » est devenu un point de rencontre incontournable pour tous les Suisses qui s’intéressent de près à l’Afrique.

C’est grâce à l’un de ses camarades de promotion à l’université de Lausanne, de nationalité comorienne, qu’Isabelle Chevalley découvre l’Afrique, en 1998. Depuis, cette chimiste de formation se dit « contaminée ».

Engagée en politique mais aussi auprès de plusieurs ONG, elle poursuit l’objectif de « nettoyer le continent et d’y créer de l’emploi » en développant les énergies renouvelables, en créant des banques de céréales, en recyclant les sacs plastique…Sans autre prétention que de « faire sa part, comme le colibri qui lâche une goutte d’eau pour éteindre l’incendie », commente la parlementaire dans un sourire.

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