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Bande dessinée : Manno, le révolutionnaire de Haïti

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Novembre 1991. Une soixantaine de personnalités américaines, parmi lesquelles Spike Lee, Bob Dylan, Robert de Niro et Tom Cruise signent une pétition pour sauver la peau d’Emmanuel (dit « Manno ») Charlemagne.

Le chanteur et guitariste haïtien, surnommé « l’homme qu’on ne tue pas facilement », s’est réfugié dans l’ambassade d’Argentine, à Port-au-Prince, encerclée par des hommes armés. L’artiste engagé, un peu trop démocrate pour le gouvernement en place, risque l’exécution. Escorté par l’ambassadeur, il réussit finalement à rejoindre l’aéroport, et s’envole pour Miami. Dans un récit à la première personne, ponctué de flash-back, la dessinatrice Nicole Augereau raconte l’histoire du musicien qui sera élu maire de Port-au-Prince.

À travers son combat contre les dictatures et les « bêtes sauvages » qui ont étranglé Haïti, c’est l’histoire récente du pays qui apparaît en creux. Claire, mordante, jamais simpliste, cette bande dessinée, servie par un graphisme brut, donne envie de se jeter sur les albums de Manno Charlemagne.

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Quand viennent les bêtes sauvages, de Nicole Augereau, éditions FLBLB, 104 pages, 20 euros.

 

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