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Maroc : les raisons du recadrage de Nabil Benabdallah

Par Jeune Afrique

Nabil Benabdallah (à dr.) et Abdelilah Benkirane. © Abdelhak Senna/AFP

Ministre de l’Habitat et de la Ville et secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, formation ex-communiste paradoxalement alliée aux islamistes conservateurs du PJD, Nabil Benabdallah est en plein désarroi.

Motif : ses récentes déclarations au journal Al Ayam, dans lesquelles il s’en prenait à mots à peine couverts au conseiller du roi Fouad Ali El Himma et au tahakoum (l’« État profond » et, subliminalement, le Palais royal), accusés de vouloir influer sur le résultat des législatives du 7 octobre. Propos qui lui ont valu un recadrage sévère du cabinet royal, sous forme d’un rare « communiqué sur la vie politique » publié le 13 septembre.

Pourquoi ce message ? « Il ne concerne pas que M. Benabdallah, mais tous les acteurs politiques, explique-t-on de source proche du Palais, l’institution monarchique est en dehors du jeu politicien, et ceux qui veulent l’y mêler le font par pur populisme, pour éviter le débat sur les programmes et les idées. » Nabil Benabdallah exprimait-il tout haut ce que le Premier ministre, Abdelilah Benkirane, dont il est très proche, pense tout bas ? C’est très probable.

« Il est la voix de son maître », lâche, féroce, un initié. Et l’on ne cache pas, au sein du Palais, que « le cabinet royal n’aurait sans doute pas sorti ce communiqué si le chef du gouvernement avait assumé ses responsabilités en recadrant son ministre ».

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