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Niger : après les Toubous, les Touaregs vont-ils eux aussi reprendre les armes ?

Par Jeune Afrique

Des touaregs à Tombouctou (photo d'illustration). © Magharebia/Flicr Creative commons

Il y a une semaine, Adam Tcheke annonçait la réactivation de son Mouvement pour la justice et la réhabilitation du Niger (voir JA no 2904) et menaçait « de s’attaquer au Niger » pour défendre la communauté touboue.

Mais les Toubous ne sont pas les seuls à s’impatienter dans le nord du pays. Les Touaregs aussi risquent de reprendre les armes : tel est le discours d’Adal Ag Rhoubeid, candidat malheureux à la dernière présidentielle (il avait recueilli 0,59 % des suffrages et avait soutenu Mahamadou Issoufou au second tour).

De passage à Paris début septembre après avoir séjourné en Libye, où il a rencontré le général touareg Ali Kana, l’un des patrons du Sud libyen, et où il dit avoir discuté à Oubari avec de jeunes combattants soucieux du sort de leurs frères nigériens, ce médecin de 40 ans qui dirige le Mouvement démocratique pour le renouveau entend rencontrer des responsables français pour les alerter du péril qui menacerait le Niger.

Il devrait aussi se rendre à Bruxelles pour s’entretenir avec des fonctionnaires de l’UE. « Les jeunes Touaregs sont en colère. Ils ont l’impression d’être abandonnés par le gouvernement Issoufou. Il faut les prendre au sérieux », argue-t‑il.

Une inquiétude que ne partagent pas les autorités nigériennes. « Ceux qui se trouvent en Libye sont une menace potentielle. Mais au Niger, ils sont calmes en ce moment », affirme un officier.

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