Commission de l’Union africaine : le bal des prétendants

Par Jeune Afrique

Au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba. © Xinhua/Pan Siwei/SIPA

En attendant le sommet d’Addis-Abeba de janvier 2017, qui devrait décider de l'identité du prochain président de la Commission de l'UA, celui de Kigali, fin juillet, a rebattu les cartes.

À 69 ans, Abdoulaye Bathily, le candidat de Macky Sall et représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique centrale, pourrait se heurter à l’opposition d’Alger en raison de la position ouvertement promarocaine de son président sur le dossier du Sahara occidental. L’ancien président tanzanien, Jakaya Kikwete, 65 ans, souffre, lui, de deux handicaps : ses relations exécrables avec son successeur John Magufuli, et l’inimitié que lui voue Paul Kagame.

L’ancien président de la BAD, le Rwandais Donald Kaberuka, 65 ans, a des chances, mais son profil exclusivement économique et non politique pourrait constituer un obstacle. Seul l’Algérien Ramtane Lamamra, 64 ans, dont le nom avait déjà été évoqué il y a plusieurs mois, serait en mesure de l’emporter sans trop de difficultés. Reste à savoir s’il le souhaite. Le sommet verra aussi le Tchadien Idriss Déby Itno céder sa place, dans le cadre de la présidence exécutive tournante de l’UA. Alors qu’il avait annoncé qu’il s’agirait de son « ami Paul [Kagame] », le fauteuil devrait plutôt revenir à un chef d’État d’Afrique de l’Ouest, dont c’est en principe le tour.