Jeux Olympiques 2016 : sportifs africains et sélections africaines en vue

Tunisia's Habiba Ghribi reacts as she wins the women's 3000m steeplechase race at the Herculis International Athletics Meeting, at the Louis II Stadium in Monaco, Friday, July 17, 2015. (AP Photo/Claude Paris)/MCO133/283417187983/1507172326 © Claude Paris/AP/SIPA

Du 5 au 21 août, le monde entier aura les yeux fixés sur la mégapole brésilienne, où se tiendront les XXXIes Jeux olympiques d’été. Jeune Afrique a sélectionné cinq sportifs ou sélections qui ont toutes leurs chances de monter sur le podium.

1. Habiba Ghribi (Tunisie, athlétisme)

Presque quatre ans après les JO de Londres, elle est devenue championne olympique du 3 000 m steeple à la suite du déclassement pour dopage de la Russe Yuliya Zaripova. Native de Kairouan, Habiba Ghribi (32 ans) est la première Tunisienne à décrocher une médaille olympique. Elle est aussi vice-championne du monde (Pékin, 2015), recordwoman d’Afrique et deuxième meilleure performeuse de l’histoire sur la distance. Autant dire qu’elle est une vraie chance de médaille pour son pays, dont la moisson olympique se limite à ce jour au titre de Mohamed Gammoudi sur 5 000 m, en 1968.

2. Ghirmay Ghebreslassie (Érythrée, athlétisme)

L’an dernier, à Pékin, ce jeune marathonien, alors âgé de 19 ans, est devenu le plus jeune champion du monde de l’histoire en parcourant les 42,195 km en 2 heures, 12 minutes et 28 secondes. Ce n’est pas si souvent qu’on parle de son pays, cette prison à ciel ouvert, en bien ! Ce titre avait été précédé par une série de bonnes performances réalisées à Chicago, Birmingham et Hambourg. Les parents de Ghirmay voulaient qu’il poursuive ses études. Lui a préféré le sport de haut niveau. A-t-il eu tort ? Il sera à Rio l’un des plus sérieux candidats au titre suprême.

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Ghirmay Ghebreslassie hoists Eritrea's flag after winning the men's marathon at the World Championships in Beijing on Aug. 22, 2015. The 19-year-old runner gave Eritrea its first World Championships gold medal. (Kyodo)==Kyodo Photo via Newscom/kyodowc141017/1508221020 © NEWSCOM/SIPA

3. Murielle Ahouré (Côte d’Ivoire, athlétisme)

Le 23 juin, à Durban (Afrique du Sud), l’Ivoirienne de 28 ans est devenue championne d’Afrique du 100 m. Née à Abidjan mais rapidement exilée en France, puis aux États-Unis, Murielle Ahouré excelle aussi sur 60 m (en salle) et sur 200 m. Depuis trois ans, elle squatte les podiums partout où elle passe et semble arrivée à maturité. Dans l’histoire de l’olympisme, la Côte d’Ivoire ne compte qu’une seule médaille, obtenue en 1984, à Los Angeles, par Gabriel Tiacoh sur 400 m. Murielle a bien l’intention de remédier à cette pénurie.

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Murielle Ahoure le 9 mars 2014 en Pologne. © Petr David Josek/AP/SIPA

 

4. Farah Boufadene (Algérie, gymnastique)

Même si elle est née en France, Farah Boufadene (17 ans) a décidé de représenter l’Algérie, le pays de son père. Révélée lors des Jeux africains de Brazzaville, en septembre 2015 (deux médailles d’or, deux de bronze), la jeune gymnaste a obtenu son ticket pour Rio lors des Championnats du monde de l’automne 2015. Pour préparer le grand rendez-vous brésilien, l’État algérien lui a accordé une bourse et l’a envoyée se préparer pendant près de sept mois au Canada. C’est qu’elle constitue un espoir de médaille de tout premier plan.

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4. Sélection nationale égyptienne (volley-ball, hommes)

Huit fois championne d’Afrique (six fois consécutivement depuis 2005), l’Égypte va participer à ses sixièmes JO avec l’ambition de franchir enfin le premier tour, ce qui ne lui est, à ce jour, jamais arrivé. Composée à 95 % de joueurs de Zamalek et d’Al Ahly, les deux plus grands clubs du pays, la sélection devra pour cela terminer parmi les quatre premières d’un groupe comprenant également la Pologne, l’Iran, Cuba, l’Argentine et la Russie. Cette fois, l’objectif ne paraît pas inaccessible.

5. Sélection nationale algérienne (football, hommes)

Lors de son unique participation aux JO (à Moscou, en 1980), l’équipe de foot d’Algérie avait atteint les quarts de finale avec des joueurs (Fergani, Belloumi, Madjer, Assad) appelés à un bel avenir : ils constitueront l’ossature de l’équipe qui s’illustrera lors du Mundial espagnol deux ans plus tard. À Rio, ses joueurs, qui évoluent presque tous dans le championnat local, devront ferrailler avec le Portugal, le Honduras et l’Argentine. Marcheront-ils sur les traces de leurs aînés, huitièmes-de-finalistes de la dernière Coupe du monde ?

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