RD Congo : le match Kabila contre Katumbi se poursuit aux États-Unis

Par Jeune Afrique

Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga, en mars 2015, à Lubumbashi. © Gwenn Dubourthommieu/J.A.

Le match « K contre K » (Kabila contre Katumbi) se poursuit à Washington, où l’opposant Moïse Katumbi est arrivé le 11 juillet.

Le 13, lors d’une table ronde au siège du think tank Atlantic Council, l’ex-gouverneur du Katanga (aujourd’hui démembré) a plaidé en faveur de sanctions américaines ciblées contre des membres du régime de Kinshasa qui bloquent l’alternance. Un plaidoyer qui a convaincu le sénateur démocrate Edward J. Markey, auteur, en mai, d’un projet de résolution abondant en ce sens et qui compte déposer un nouveau texte destiné à soutenir le processus démocratique en RD Congo.

Au même moment, le président Joseph Kabila a de nouveau dépêché Bernabé Kikaya Bin Karubi, son principal conseiller diplomatique, à Washington. Sa mission : suivre les discussions en cours au Congrès.

« Et nous avons été entendus dans notre message appelant les États-Unis à ne pas punir les uns et encenser les autres », se félicite le diplomate congolais, la résolution adoptée ayant recommandé des sanctions contre tout individu qui entraverait le processus démocratique en RD Congo. « Les opposants qui refusent de venir au dialogue sont désormais exposés aux sanctions américaines », estime-t-il. « Faux, rétorque Olivier Kamitatu, qui a accompagné Katumbi à Washington. Ce sont ceux qui ne veulent pas organiser les élections dans les délais constitutionnels qui sont visés par ce texte. »