Entrepreneurs en Guinée équatoriale : la réussite autrement

Par - envoyée spéciale

Une nouvelle génération d'hommes et de femmes rentre en Guinée équatoriale après leurs études à l'étranger pour créer de nouvelles activités et prendre part à la diversification de l'économie. Ici, le front de mer et le port en eau profonde dans la ville de Malabo © Renaud VAN DER MEEREN/EditonsduJaguar

Comme sur la scène politique, une nouvelle génération d'hommes et de femmes est apparue dans le monde des affaires, notamment grâce au dispositif de "local content" du gouvernement.

Même lorsqu’ils ont fait un détour par l’administration, ils ont la volonté – mieux, la passion – d’entreprendre. C’est au cours de leurs études à l’étranger que certains d’entre eux ont commencé à faire des affaires ou qu’ils ont gravi un à un les échelons d’une entreprise jusqu’à intégrer le staff dirigeant, celui qui participe aux décisions.

Une fois rentrés au pays, quand ils ne sont pas devenus de hauts cadres, ils se sont très vite lancés dans le commerce ou ont décroché un beau contrat de services, ce qui leur a permis d’accumuler un capital de départ.

La diversification les interpelle, et la crise leur offre de nouvelles opportunités.

Au fil des ans, ils ont créé de nouvelles activités tous azimuts. Une diversification horizontale, classique dans les pays en voie d’émergence. Le must étant d’investir dans l’ancienne métropole, l’Espagne. La diversification les interpelle, et la crise leur offre de nouvelles opportunités. Dans la restauration, l’agriculture ou la gestion des infrastructures de base, par exemple. Des créneaux dans lesquels ils s’engouffrent sans crainte.

Ils ont une longueur d’avance sur leurs jeunes concurrents, et le dispositif de local content leur donne un coup de pouce. Focus sur quatre représentants de cette nouvelle génération d’entrepreneurs, des quadras pour la plupart, parmi lesquels les femmes sont aux premières loges !