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Hydrocarbures : la Côte d’Ivoire a encore du chemin à faire

La Côte d'Ivoire est un modeste producteur de pétrole avec environ 36 600 barils de pétrole extraits par jour en 2014. © DR

L'arrivée du pétrolier la filiale de Canadian Natural Resources, CNR International Côte d'Ivoire, ne dit rien des espoirs du pays dans le domaine de l'or noir.

À l’échelle africaine, la Côte d’Ivoire est un petit pays producteur de pétrole. Avec 26 000 barils par jour à la mi-2015, le pays ouest-africain est bien loin des 2,2 millions de barils du Nigeria ou même des 110 000 barils extraits au large des côtes de son voisin ghanéen.

Mais Abidjan, leader africain, voire mondial, dans la production de nombreuses ressources naturelles comme le cacao, l’huile de palme ou l’hévéa, a lancé ces dernières années une politique active de développement du secteur extractif qui concerne l’or noir mais aussi le gaz, utile aux centrales thermiques du pays. Celle-ci commencerait déjà à porter ses fruits, avec des perspectives prometteuses pour Total et la mise en service de puits par Foxtrot.

Acteur historique du secteur, CNR International Côte d’Ivoire a attendu deux décennies pour faire son apparition dans notre classement des 500. Les deux champs que la filiale locale du canadien Canadian Natural Resources exploite dans le pays, Baobab et Espoir, constituent l’essentiel de la production actuelle : environ 20 000 barils par jour en 2015. De quoi entrer sans difficulté au 414e rang de notre palmarès, avec 304,4 millions de dollars de revenus en 2014.

Résultats décevants

Les deux champs, en exploitation depuis plus de dix ans, ne sont pourtant pas au mieux de leur forme. En 2006, CNR espérait atteindre les 65 000 barils par jour de production à Baobab : la société n’a atteint l’année dernière que 13 400 barils par jour.

Même constat pour Espoir, qui n’est pas parvenu à atteindre l’objectif de 10 000 barils par jour annoncé il y a dix ans. L’effondrement des cours du pétrole depuis le milieu de l’année 2014 ne devrait rien arranger : le spécialiste des sables bitumineux a enregistré une perte de 637 millions de dollars canadiens (environ 450 millions d’euros) en 2015, contre un profit de 3,9 milliards l’année précédente.

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