Maroc – Sahara : du bon usage d’un bras de fer

Par Jeune Afrique

Ban Ki Moon secrétaire général des Nations Unies en Algérie © Toufik Doudou/AP/SIPA

À première vue, les rapports annuels du secrétaire général de l'ONU sur le Sahara occidental se suivent et se ressemblent.

Rendu public le 18 avril, le dernier en date se conclut sur la demande adressée au Conseil de sécurité d’une énième prolongation du mandat de la Minurso – jusqu’au 30 juin 2017 en l’occurrence. Budget requis pour cette période : 54,3 millions de dollars, soit 3 millions de plus que l’an dernier. Cette fois, pourtant, il y a du nouveau. Alors que la partie marocaine, en plein bras de fer avec Ban Ki-moon après avoir exigé le départ de la composante civile de la Minurso, craignait que ce dernier ne se venge dans son rapport en se montrant particulièrement désagréable à son égard, cela n’a pas été vraiment le cas.

Certes, le secrétaire général demande au Conseil de « rétablir et de soutenir le rôle de la mission », afin de ne pas « créer un précédent » préjudiciable, mais il évoque aussi, pour la première fois, la possibilité que la résolution du conflit du Sahara occidental puisse passer par « un accord sur la nature et la forme de l’exercice d’autodétermination ».

En d’autres termes : le référendum n’est plus une obligation sine qua non, et d’autres voies sont explorables – y compris la proposition marocaine d’autonomie interne. « Les négociations, poursuit Ban Ki-moon, doivent être ouvertes aux propositions et aux idées émanant des deux parties », le Maroc et le Polisario. À Rabat, on se réjouit de cette avancée… sémantique.

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