Burkina : ça se corse pour Djibrill Bassolé

Par Jeune Afrique

Djibrill Bassolé, ancien ministre burkinabè des Affaires étrangères. © Camille Millerand/J.A.

De nouveaux éléments sont venus alourdir les charges pesant sur Djibrill Bassolé, accusé d'avoir soutenu la tentative de coup d'État au Burkina, à la mi-septembre 2015, sur la foi d'entretiens téléphoniques compromettants.

Selon une source proche de l’enquête, l’ex-chef de la diplomatie de Blaise Compaoré aurait en effet rencontré à plusieurs reprises, avant le fatidique 16 septembre, de jeunes officiers putschistes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

En outre, quelques jours après son arrestation, le 29 septembre, plusieurs millions de francs CFA en liquide (une somme destinée, selon Bassolé, à couvrir les frais de scolarité de sa fille) et des téléphones portables ont été retrouvés dans le petit studio où il était détenu, au camp de gendarmerie Paspanga, à Ouagadougou.

Comment a-t-il pu se procurer de tels moyens alors qu’il était surveillé jour et nuit ? « Après cette découverte, les contrôles ont été nettement renforcés. Même ses repas étaient passés au peigne fin », explique une source sécuritaire. Bassolé a, depuis, été transféré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), située dans un camp militaire de la capitale.

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