Congo-Brazzaville : l’opposition en ordre dispersé

Par Jeune Afrique

Guy-Brice Parfait Kolélas arrivé deuxième avec un peu plus de 15, 05% des voix, s'adresse à ses militants lors d'un meeting à Brazzaville le 17 mars 2016. © Marco Longari/AFP

« Depuis le scrutin présidentiel du 20 mars, Guy-Brice Parfait Kolélas joue en solo », confie un membre du bureau de la coordination du Frocad-IDC.

La coalition de l’opposition congolaise, qui était parvenue à regrouper cinq des candidats opposés à Denis Sassou Nguesso, le sortant, n’aura tenu que le temps de la campagne électorale. « Son objectif initial, qui consistait à défendre l’ordre constitutionnel, a été rendu caduc par le changement de Constitution. Le scrutin étant passé, il est logique que chacun cherche à reprendre sa liberté », reconnaît Honoré Fayi, un cadre de l’Upads, jusqu’ici principal parti de l’opposition, qui n’écarte pas l’hypothèse, à terme, d’une « mutation » du Frocad-IDC.

À condition que certains de ses membres soupçonnés de jouer le jeu du pouvoir soient mis à l’écart. Sur les réseaux sociaux, Charles Bowao, le coordonnateur de la coalition, s’efforce de maintenir la fiction de l’unité, mais les violons sont de plus en plus discordants. Quand certains appellent au soulèvement populaire et à la désobéissance civile, d’autres jouent la carte de l’apaisement. C’est le cas de Kolélas fils et de Pascal Tsaty Mabiala (Upads), qui ont récemment reconnu les résultats du scrutin.