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Tunisie : terroristes, mais retraités

Par Jeune Afrique

La police scientifique tunisienne inspecte les débris d'un bus après l'attentat du 25 novembre 2015 à Tunis. © AFP

Un document confidentiel du FMI et de la Banque mondiale recensant les dépenses et imputations budgétaires des gouvernements tunisiens depuis 2008 montre que les indemnisations versées aux prisonniers politiques amnistiés en 2011 ont coûté au total à l'État 114 millions de dinars (50,2 millions d'euros).

Mais ce qui a le plus lourdement plombé le Trésor public, ce sont les 1 476 millions de dinars versés à ces mêmes amnistiés – qui n’avaient pas cotisé pendant parfois plus de trente ans – pour leur permettre de régulariser leur situation et de toucher une retraite. En 2012-2013, quand les islamistes d’Ennahdha participaient à la troïka au pouvoir, une quarantaine de membres du groupe dit « de Soliman » (à 30 km de Tunis) condamnés pour terrorisme ont ainsi bénéficié de l’amnistie, touché des dédommagements et intégré la fonction publique. Problème : les noms de certains d’entre eux apparaissent aujourd’hui en marge de plusieurs affaires de terrorisme…

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