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Michaela DePrince, l’orpheline sierra-léonaise devenue danseuse étoile

En 2012, à Johannesburg. © MB MEDIA/CORBIS

Elle est l'une des rares ballerines noires à s'être fait un nom. Une belle revanche pour l'orpheline sierra-léonaise, qui se raconte dans un livre.

La MGM a eu du flair en achetant les droits de l’autobiographie* de Michaela DePrince : le parcours de la danseuse du Ballet national des Pays-Bas est l’une de ces histoires dont raffole Hollywood. Un scénario mélodramatique à souhait, avec son lot d’obstacles à surmonter… et son happy end.

Obstacles

Née en 1995 dans une Sierra Leone déchirée par la guerre civile, Mabinty Bangura (son nom de naissance) n’a que 3 ans quand son père est tué par les rebelles et que sa mère meurt de la fièvre de Lassa. Atteinte de vitiligo, une maladie qui dépigmente la peau, elle est abandonnée par son oncle dans un orphelinat, où elle subit les pires brimades avant d’être adoptée, à l’âge de 4 ans, par un couple américain.

De ses premières années, Michaela DePrince garde le souvenir de moments douloureux, mais aussi de la naissance d’un rêve : alors qu’elle est encore à l’orphelinat, elle découvre dans un magazine que lui apporte l’harmattan la photographie d’une ballerine en tutu. Cette image ne la quittera plus.

Réussite

Aux États-Unis, confrontée au racisme mais soutenue par l’amour indéfectible de sa famille, elle a travaillé dur pour s’imposer comme l’une des rares ballerines noires dans l’univers très conservateur de la danse classique. Après avoir remporté plusieurs concours internationaux, elle a interprété en décembre 2015 l’héroïne de Casse-Noisette. Petite, on lui avait refusé ce rôle sous prétexte que le public n’était « pas prêt » à voir danser une ballerine noire dans un classique. Prête, Michaela a prouvé qu’elle l’était.


 

* Orpheline n° 27, de Michaela et Elaine DePrince, éd. Presses de la cité, 304 pages, 20 euros, à paraître le 17 mars.

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