Nkosazana Dlamini-Zuma en 2016 : l’Union africaine ou l’Afrique du Sud ?

Nkosazana Dlamini-Zuma © AFP

Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique en cette année qui débute est un exercice périlleux, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus. Jeune Afrique vous propose une liste non-exhaustive. Parmi eux, Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Comission de l'Union africaine.

Dans les prochains mois, Nkosazana Dlamini-Zuma va prendre une décision lourde de sens pour l’avenir du continent et de son économie la plus développée, l’Afrique du Sud : se représenter ou non à la présidence de la Commission de l’UA. Son mandat de quatre ans, commencé en 2012, s’achèvera en théorie mi-2016, lors du vingt-septième sommet de l’organisation. Or la presse sud-africaine l’annonce comme une très sérieuse prétendante à la succession de son ex-mari, le président Jacob Zuma, en 2019.

Pour parvenir à ce fauteuil, elle devrait au préalable prendre la direction de l’ANC lors de son prochain congrès, en 2017, ce qui nécessite une intense campagne interne, et peut-être le raccourcissement de son mandat à la tête de l’UA. « Je n’ai jamais refusé une responsabilité que l’ANC m’a confiée », a déclaré Dlamini-Zuma en août, renforçant les spéculations. Elle a le soutien tacite de la ligue des femmes de l’ANC, de plusieurs chefs de fédérations provinciales, et de son ancien époux. En 2014, celui-ci avait expliqué que l’ANC pourrait élire une femme à sa tête « peut-être plus tôt qu’on ne le croit ».

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