Sénégal : Khalifa Sall, y aller ou pas ?

Khalifa Sall en 2015 à la mairie de Dakar. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique en cette année qui débute est un exercice périlleux, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus. Jeune Afrique vous propose une liste non-exhaustive. Parmi eux, Khalifa Sall, le maire de Dakar.

En 2016, il devrait faire son « coming out » présidentiel… ou annoncer sa préretraite. Depuis qu’il a remporté la mairie de Dakar, en 2009, on prédit au socialiste Khalifa Sall un destin au plus haut sommet de l’État. Si son entourage confirme qu’il fourbit ses armes, l’intéressé n’est quant à lui jamais sorti du bois. Et pour cause : nul ne sait encore si la prochaine présidentielle se tiendra en 2017 ou en 2019.

L’incertitude règne également au sein du Parti socialiste (PS), dont la direction affirme attendre le résultat du référendum prévu en mai (et lors duquel devrait être présentée aux Sénégalais la proposition de réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans) pour arbitrer entre deux scénarios : présenter une candidature socialiste autonome face à l’allié Macky Sall ou se ranger derrière ce dernier. Si le PS optait pour cette seconde hypothèse, Khalifa Sall pourrait bien prendre le maquis et se présenter sans le soutien de son parti.

À moins que l’édile ne rechigne à défier à la fois Ousmane Tanor Dieng, le patron du PS, et Macky Sall… Ce qui, à 60 ans, sonnerait probablement le glas de ses ambitions présidentielles.

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