Terrorisme : Mokhtar Belmokhtar, même pas mort

Mokhtar Belmokhtar sur une image datée du 17 janvier 2013. © AFP

Dresser la liste des personnalités qui marqueront l’Afrique en cette année qui débute est un exercice périlleux, même si les élections, les crises dont l’épilogue se fait attendre ou les événements sportifs et culturels mettront certainement en avant des protagonistes bien connus. Jeune Afrique vous propose une liste non-exhaustive. Parmi eux, Mokhtar Belmokhtar, leader d'Al-Mourabitoune.

Un temps donné pour mort, le « Ben Laden du Sahara » a encore frappé en 2015 et rien n’indique qu’il n’en sera pas de même à l’avenir. Le chef d’Al-Mourabitoune, qui a revendiqué plusieurs attentats cette année – dont les attaques, au Mali, des hôtels Byblos à Sévaré (13 morts le 7 août) et Radisson Blu à Bamako (22 morts le 20 novembre) -, était soupçonné de vouloir récidiver durant les fêtes de fin d’année, au Mali toujours, et de cibler aussi le Niger.

Un temps marginalisé dans la galaxie jihadiste, affaibli en mai 2015 par une dissension au sein de son groupe, Belmokhtar, 43 ans, est revenu au centre du jeu. Après avoir pris ses distances avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en 2012, l’Algérien en est redevenu un pion majeur en fin d’année. Celui qui a juré de bouter les « infidèles » hors du Sahara et d’y appliquer la charia a même étendu sa sphère d’influence à la Libye, où il a trouvé refuge depuis plus de deux ans et où il pourrait jouer un rôle important dans les années à venir.

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