Hôtellerie : un Mandarin à Marrakech

Hôtel mandarin oriental Marrakech © www.mandarinoriental.fr

Ouvert début octobre, le dernier établissement du groupe hongkongais rejoint le club très fermé des plus beaux palaces de la Ville rouge. Visite des lieux.

Après New York, Paris, Bangkok… Mandarin Oriental a posé début octobre ses valises à Marrakech. Il aura fallu quatre ans et 70 millions d’euros de travaux pour construire ce resort cinq étoiles, niché en bordure du Royal Golf et de l’Al Maaden. Dès l’entrée du domaine de 20 ha, le ton est donné : un vaste bâtiment couleur sable se love dans un écrin de verdure coloré. Des centaines d’arbres ont été plantés. Au milieu des palmiers de l’allée principale, des bougainvilliers roses aux formes japonisantes, clin d’œil aux origines asiatiques de la marque. Quelque 100 000 roses parent le jardin, dont les fameuses fées des neiges, d’un blanc immaculé, mais aussi oliviers centenaires, cactus et figuiers de barbarie.

Dans cet espace hors norme, 54 villas privées. Du luxe à l’état pur, à 1 250 euros la nuit. Composés d’une ou de deux chambres, ces pavillons, de 280 à 440 m2, disposent d’un jardin privatif, d’une piscine, d’un jacuzzi et d’une douche à ciel ouvert. À l’intérieur, vases soufflés à la bouche et tapis de laine vierge tissés à la main rappellent la culture berbère.

Une symétrie parfaite de colonnes et de linteaux de bois noir

Le bâtiment principal abrite les trois restaurants et le bar du resort. Dès l’entrée, les décorateurs Patrick Gilles et Dorothée Boissier ont misé sur une symétrie parfaite de colonnes et de linteaux de bois noir. On accède d’abord au restaurant gastronomique, le Mes’Lalla, supervisé par Meryem Cherkaoui. Puis, derrière de hautes portes crénelées, le Salon berbère plonge sur une enfilade de bassins bleus et verts, et offre une vue exceptionnelle sur les montagnes de l’Atlas. Enfin, au pied de l’hôtel, le Pool Garden borde la piscine principale, de 610 m2, sur laquelle donnent sept suites.

Dans un pavillon indépendant, le spa, aux cabines baignées par le soleil que filtrent des pavés de verre mordorés, complète ce cocon zen. Mandarin ne fait pas mentir Churchill, pour qui Marrakech était déjà, il y a plus de soixante-dix ans, le plus bel endroit sur terre où passer un après-midi.


VIP EN CUISINE

Formée à l’Institut Paul-Bocuse, Meryem Cherkaoui fait partie des meilleurs chefs du royaume. Avant d’ouvrir La Maison du gourmet à Casablanca, en 2002, la jeune femme, native de Rabat, a travaillé dans des établissements prestigieux, comme Le Majestic, à Cannes. Dans les cuisines du Mes’Lalla, elle réinterprète de manière contemporaine la cuisine marocaine en proposant, par exemple, un bar en tagine ou un kebab d’agneau en pastilla.

Déjà 200 000 inscrits


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