Burkina : l’armée n’a qu’à bien se tenir

Par Jeune Afrique

Un soldat burkinabé près du palais présidentiel, à Ouagadougou, le 29 septembre 2015 © Theo Renaut/AP/SIPA

Sans doute est-ce là l'une des dernières décisions de Michel Kafando, qui s'apprête à passer la main à Roch Marc Christian Kaboré, élu à la tête du Burkina le 29 novembre.

Le président de la transition a officiellement installé, le 9 décembre, la commission chargée de plancher sur la réforme de l’armée. Ses membres, tous militaires, devront remettre leurs conclusions d’ici au mois de juin 2016. L’idée, a souligné Michel Kafando, est de remédier au manque de « discipline, de cohésion, de loyauté [et] d’intégrité éthique » qui a caractérisé l’armée sous le régime précédent et de faire en sorte que celle-ci se tienne désormais à l’écart de la politique.