Diamants : l’Inde réclame le retour de la « montagne de lumière »

Le diamant Koh-i-Noor lors d'une exposition à Bangalore en Inde en 2002 © AFP

Les diamants sont éternels… et pas que pour James Bond. Un groupe d'acteurs de Bollywood et de personnalités du monde des affaires indien veut saisir la Haute Cour de Londres pour obliger la Grande-Bretagne à restituer à leur pays le Koh-i-Noor (« montagne de lumière », en persan).

Un diamant de 105 carats qui orne la couronne de la reine Elizabeth. Pour appuyer leur demande, les plaignants invoquent l’Holocaust Act, un texte de loi anglais de 2009 qui autorise les institutions à rendre les pièces d’art volées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale à leurs propriétaires légitimes. Of course, le gouvernement de Sa Majesté s’y oppose, redoutant que la requête indienne ne fasse jurisprudence. Il craint surtout que celle-ci donne des idées à d’autres peuples de l’ex-Empire britannique, ainsi qu’aux Grecs, qui ne désespèrent pas de récupérer une partie de la frise du Parthénon, l’un des trésors les plus chers du British Museum.

Passé entre les mains de dignitaires moghols, afghans, perses et sikhs, il tombe dans l’escarcelle de la Grande-Bretagne en 1849

Estimé à 100 millions de livres (140 millions d’euros), le Koh-i-Noor aurait été découvert il y a plus de 5 000 ans dans une mine indienne. Passé entre les mains de dignitaires moghols, afghans, perses et sikhs, il tombe dans l’escarcelle de la Grande-Bretagne en 1849. Lorsqu’ils s’emparent du Pendjab, les Britanniques confisquent tous ses biens précieux, dont le fabuleux diamant, qui sera présenté à la reine Victoria.

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