Mali : pourquoi Bilal Ag Acherif n’a pas vu la tour Eiffel

Par Jeune Afrique

Bilal Ag Achérif (au centre), avec Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères, à Alger, le 14 mai 2015 © Farouk Batiche/AFP

Bilal Ag Acherif, l'un des leaders de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), la rébellion touarègue du Nord-Mali, a été invité à se rendre à Paris pendant la visite officielle du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Cela afin de participer (le 22 octobre) à la conférence sur la reconstruction du Mali organisée au siège de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Tout le monde avait donné son feu vert : la France, qui avait autorisé l’entrée du chef rebelle sur son territoire, les autorités maliennes aussi bien que la mission onusienne (la Minusma), qui lui avait même proposé de le transporter par avion de son fief de Kidal jusqu’à Bamako pour lui permettre de s’envoler ensuite pour Paris.

Mais Ag Acherif, pourtant favorable au principe de ce déplacement, a catégoriquement refusé de se rendre dans la capitale et de se greffer à la délégation malienne. Au contraire, il a exigé qu’un avion pour Niamey soit spécialement affrété à son intention. Sa demande ayant été rejetée, il n’a finalement pas vu la tour Eiffel.

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