Burkina : Bénéwendé Sankara, président de l’Union pour la renaissance-Parti sankariste (Unir-PS)

Bénéwendé Sankara © V. FOURNIER/J.A.

Ils ne pensent qu'à ça. Qui, de ces quatorzes candidats, sera le prochain président du Burkina Faso ?

À 56 ans, il est l’un des seuls à pouvoir se targuer de n’avoir jamais servi l’ancien régime. Éternel opposant à Blaise Compaoré, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance-Parti sankariste (Unir-PS), se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême. Arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2005, avec 4,88 % des suffrages exprimés, et troisième en 2010, avec 6,34 % des voix, le candidat sankariste entend faire beaucoup mieux cette année.

Il espère même créer la surprise en perturbant le duel annoncé entre Zéphirin Diabré et Roch Marc Christian Kaboré. Le contexte postinsurrectionnel et la défiance généralisée envers l’ancien président devraient en tout cas favoriser l’avocat, qui se définit encore comme un « révolutionnaire » et un « héritier » de Thomas Sankara (avec lequel il n’a aucun lien de parenté). Reste maintenant à réunir la multitude de partis et mouvements sankaristes autour de sa candidature.

Dossiers brûlants

Me Bénéwendé Sankara s’est fait connaître en défendant les dossiers brûlants qui ont émaillé les vingt-sept années de règne du président Compaoré, à commencer par l’assassinat de Thomas Sankara, en 1987, puis ceux de David Ouédraogo et de Norbert Zongo, en 1998. Outre l’accession au palais de Kosyam, l’ancien militant des comités de défense de la révolution, qui est l’avocat de la famille Sankara depuis la fin des années 1990, espère réussir une autre quête, qui lui tient particulièrement à cœur : obtenir la vérité et la justice dans l’enquête sur l’assassinat de son mentor.