Présidentielle au Burkina : Zéphirin Diabré, ex-opposant en chef

Image176702.jpg © AHMED OUOBA/AFP

Ils ne pensent qu'à ça. Qui, de ces quatorze candidats, sera le prochain président du Burkina Faso ?

Chef de file de l’opposition contre le projet de modification constitutionnelle en 2013 et en 2014, Zéphirin Diabré a longtemps fait figure d’opposant numéro un à Blaise Compaoré. Aujourd’hui parmi les favoris pour succéder à ce dernier au palais de Kosyam, le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a fait de la lutte contre la corruption l’une des priorités de son programme.

Formé à l’École supérieure de commerce de Bordeaux (France), il a rejoint le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de « Blaise », et a occupé les fonctions de ministre du Commerce, de l’Industrie et des Mines (1992-1994), puis de l’Économie et des Finances (1994-1996), avant de prendre la présidence du Conseil économique et social (1996-1997). Il rejoint ensuite le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à New York (1999-2006), puis le siège du groupe français Areva, dont il sera le « Monsieur Afrique » (2006-2011).

En mars 2010, désireux de revenir en politique dans son pays, Zéphirin Diabré crée l’UPC. Deux ans plus tard, à l’issue des législatives et municipales de 2012, son parti apparaît comme la deuxième force politique du Faso, avec 19 députés et 1 615 conseillers municipaux. Fort de l’ancrage local de l’UPC et de son image d’opposant engagé depuis plusieurs années contre le régime de Blaise Compaoré, Diabré le libéral, qui ne s’est encore jamais présenté à une présidentielle (il s’estimait trop jeune en politique en 2010) pourrait bien atteindre son but dès son premier essai.

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