Réfugiés dans le Golfe ? Va plutôt voir en Europe si j’y suis

Camp de réfugiés syriens de Zaatari, en Jordanie. © JOERG CARSTENSEN/DPA/CORBIS

Pointée du doigt par les réseaux sociaux, l'attitude des États du Golfe vis-à-vis des réfugiés syriens choque l'opinion publique mondiale.

Ils sont emplis de compassion pour leurs frères arabes, rappellent la solidarité à toute épreuve de la communauté des croyants et brandissent les milliards versés pour soulager les Syriens du joug de la dictature.

Mais pour les dirigeants des pays du Golfe, les conséquences de la guerre syrienne doivent s’arrêter aux portes de leurs royaumes : aucun, ou presque, des 4 millions de réfugiés recensés n’y a trouvé asile depuis le début de la crise. Hyperactives sur le front militaire contre Assad, certaines pétromonarchies craignent les risques de déstabilisation et, surtout, d’infiltration de jihadistes.

Face à l’indignation générale, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont répliqué qu’ils avaient accueilli respectivement 100 000 et 500 000 Syriens depuis 2011. Mais il s’agit de travailleurs sous contrat et non de demandeurs d’asile. Autre État de la région à refuser de se « laisser submerger par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes », dixit son Premier ministre, Benyamin Netanyahou, Israël érige une clôture de sécurité à la frontière jordanienne pour mieux garantir son étanchéité.

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