L’Afrique au cœur de la rentrée littéraire

De gauche à droite : Alain Mabanckou, Boualem Sansal et Yasmina Khadra. © Vincent Fournier pour J.A / AFP

Branle-bas de combat chez les éditeurs et les libraires de France. La rentrée littéraire approche. Et les auteurs du continent sont au rendez-vous. À découvrir en avant-première dans J.A.

À la fin de chaque été, en France, le monde de l’édition entre en ébullition et fait sa « rentrée ». Des milliers d’ouvrages paraissent avant l’agitation des prix d’automne. Les bureaux des rédactions croulent sous les piles des livres reçus. Cette année, pas moins de 589 romans sont attendus, parmi lesquels très certainement des pépites passeront malheureusement inaperçues. Les projecteurs se braquent sur les ouvrages des écrivains stars, que l’on croise sur les plateaux télévisés et dans les colonnes des journaux et autres magazines. Il sera donc impossible d’échapper à Amélie Nothomb, Christine Angot, Olivier Poivre d’Arvor, Charles Dantzig, Philippe Delerm… ni à la casquette d’Alain Mabanckou.

 

 

Avec Petit Piment et sa verve truculente, le romancier franco-congolais est l’un des poids lourds africains de ce rendez-vous annuel. 2015 s’annonce un très bon cru avec notamment La Dernière Nuit du raïs, de Yasmina Khadra, et 2084, la fin du monde de Boualem Sansal. Très attendu également, Tous nos noms, du New-Yorkais né à Addis-Abeba Dinaw Mengestu, qui renouvelle les grands thèmes de la littérature américaine, à l’instar des questions identitaires et raciales traitées magistralement par Toni Morrison dans Délivrances.

De belles surprises nous viennent du continent avec de jeunes auteurs au style étourdissant, à l’image de l’Angolais Ondjaki ou du Nigérian A. Igoni Barrett. Jeune Afrique a choisi de vous en parler en avant-première, à quelques jours de leur parution, dans ce dossier spécial de 12 pages. Et vous présentera, dans ses prochains numéros, d’autres ouvrages surprenants ou attendus, innovants ou classiques, mais toujours ayant l’Afrique au cœur.

Réjouissons-nous. Les lettres africaines regorgent de talents et font preuve d’un dynamisme et d’une créativité remarquables, qu’elles s’écrivent sur le continent ou à l’extérieur, là où il existe un marché du livre permettant aux auteurs de vivre de leur plume. Pleinement ancrées dans notre monde contemporain, si universelles et singulières à la fois, même si elles se conjuguent encore majoritairement au masculin, elles s’adressent à chacun et chacune d’entre nous, et nourrissent nos imaginaires. Puissent les enfants d’Afrique y avoir accès sans restriction aucune.

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