Rentrée littéraire : les amours interdits de Tatamkhulu Afrika

Paradis Amer, de Tatamkhulu Afrika, traduit de l'anglais par Georges-Michel Sarotte, Presses de la Cité, 304 pages, 21,50 euros, à paraître le 3 septembre ©

« Paradis Amer » de Tatamkhulu Afrika paraîtra le 3 septembre, au coeur d'une rentrée littéraire riche en œuvres africaines.

« Je touche la cicatrice sur ma joue et elle frémit, comme si le tissu mort depuis longtemps, tel Lazare, ressuscitait. Mal à l’aise, je fixe les deux lettres ainsi que le paquet soigneusement emballé qui se trouvent là où je les ai posés un peu plus tôt. À portée de main, ils attisent constamment mon œil et mon esprit troublés. »

Ainsi commence Paradis amer, de Tatamkhulu Afrika, traduit en français plus de dix ans après sa parution en anglais, en 2002. Né d’un père égyptien et d’une mère turque, Tatamkhulu Afrika (1920-2002) a grandi en Afrique du Sud où il a milité au sein de la branche armée de l’ANC de Nelson Mandela. Ce qui lui vaudra d’être incarcéré pendant onze ans. Des conditions qui lui rappelèrent son emprisonnement en Libye lors de la Seconde Guerre mondiale. Un épisode douloureux de sa vie qui lui a inspiré ce roman qui évoque l’atmosphère des camps de prisonniers, la fatigue des corps et la naissance du désir entre prisonniers.

 

 

Paradis amer, de Tatamkhulu Afrika, traduit de l'anglais par Georges-Michel Sarotte, Presses de la Cité, 304 pages, 21,50 euros, à paraître le 3 septembre.

Paradis Amer, de Tatamkhulu Afrika, traduit de l’anglais par Georges-Michel Sarotte, Presses de la Cité, 304 pages, 21,50 euros, à paraître le 3 septembre