Écoles de commerce

Tunisie : lancement du premier master africain en intelligence économique

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L’université centrale de Tunis et le Centre africain de veille et d’intelligence économique (Cavie) ont signé mardi, lors du Tunisian african empowerment forum, le lancement de ce cursus qui va être déployé dans d’autres pays du continent.

La création du premier Master Intelligence économique et marchés africains a été signé mardi lors de l’ouverture du Tunisian African Empowerment Forum (TAEF) qui se tient jusqu’à mercredi à Tunis et dont l’objectif cette année est de développer l’attrait du pays chez les étudiants du continent.

Cursus panafricain

Cette formation inédite est le fruit d’une collaboration entre l’Université Centrale de Tunis et le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) basé au Cameroun. Pendant un an, les étudiants, dont la première promotion commencera en octobre prochain, apprendront à mener des investigations économiques, à traiter l’information, à influencer les décisions politiques, à protéger les données ou encore à générer de la compétitivité dans un environnement spécifiquement africain.

Le Master devrait voir le jour prochainement à Dakar, Kinshasa et Abidjan.

Ce partenariat entre la première école privée de Tunisie et le CAVIE s’est conclu via le think-tank économique panafricain TABC (Tunisian African Business Council), organisateur du TAEF, qui est à l’origine de l’implantation d’un bureau local du CAVIE en mars. « Nous avons trouvé dans le pays des acteurs mûrs et réceptifs pour cette innovation et en l’Université centrale, une machine de guerre, pour mener cette formation », explique Guy Gweth, président du CAVIE. Celui est également directeur des opérations internationales chez le cabinet de conseils Knowdys Consulting Group précise que le Master devrait voir le jour prochainement à Dakar, Kinshasa et Abidjan.

« L’intelligence économique, c’est la consolidation et la concentration de connaissances. Nous faisions déjà quelque chose qui s’en rapproche avec notre participation à Honoris United Universities [réseau d’universités africaines, Ndlr]. Nous étions donc naturellement intéressés par le Master », se félicite Houbeb Ajmi, la directrice générale de l’Université centrale.

L’enseignement est ouvert aux diplômés de BAC+4/5 en école de commerce et d’ingénieur ainsi que de sciences économiques et juridiques.

Guichet unique pour les étrangers

Le TAEF a également été l’occasion d’officialiser deux autres annonces visant à attirer les étudiants subsahariens en Tunisie. Le ministère de l’enseignement supérieur mettra en place à la rentrée un guichet unique pour les étudiants africains. Ces derniers n’auront plus affaire au ministère de l’Intérieur pour obtenir un visa étudiant, source de perte de temps, d’imbroglios administratives et de vexations régulièrement dénoncés par l’AESAT (étudiants et stagiaires africains en Tunisie). Le guichet unique doit aussi aider les nouveaux arrivants à trouver un logement adéquat et éviter les nombreuses arnaques dont ils sont victimes chaque année.

2 000 places supplémentaires seront créés dans les universités publiques.

Enfin, les pouvoirs publics ont décidé d’ouvrir les quotas d’étudiants dans les universités, notamment dans les formations très recherchées de la médecine, de la pharmacie et de l’ingénierie. 2 000 places supplémentaires seront créés dans les universités publiques dans ces secteurs dans le cadre notamment des nouveaux cursus payant.

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