Chiffres

Afrique : les chiffres pour comprendre le chômage des jeunes

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Un rapport publié par quatre banques internationales de développement met en lumière les mécaniques qui encouragent le chômage des jeunes en Afrique.

La jeunesse est le meilleur allié du continent africain. Mais elle peut aussi devenir son pire ennemi si elle ne trouve pas d’emploi décent d’ici 2050. Le constat est connu, mais il mérite d’être rappelé estiment  l’African development bank group, l’Asian development bank, l’European bank for reconstruction and development et l’Inter-American development bank, dans le rapport commun qu’elles viennent de publier sur le futur du travail en Afrique. Et pour prédire le futur, les quatre banques se sont d’abord intéressées au présent pour rappeler les mécaniques qui expliquent l’actuel chômage des jeunes africains.

Un taux de chômage deux fois plus élevé

Constat général, sur les 73 millions de jobs créés entre 2000 et 2008, seuls 22 % ont été décrochés par des jeunes. Résultat, en 2016, le taux de chômage les concernant était deux fois plus élevé que celui des plus de 25 ans.

3 millions de postes, 12 millions de candidats

Cette faiblesse s’explique par deux phénomènes selon l’étude. Premièrement, seuls 3 millions d’emplois formels sont créés par an alors que 10 à 12 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Pire, au fil des ans, le rythme de création d’emplois formels n’accélère pas autant que celui des jeunes entrants sur le marché du travail.

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Peu ou mal formés

Et parmi ces jeunes entrants, la plupart n’ont pas le niveau ou sont mal préparés pour occuper les postes à pourvoir. Ils se font donc doubler par leurs aînés qui, en plus d’avoir de l’expérience, ont aussi un réseau qui leur permet d’être mieux informés sur les opportunités.

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