Recrutement

Tunisie : Metis Innovations Group recrute 200 informaticiens

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Fraîchement installée à Tunis, la filiale locale du groupe Metis Innovations Group veut embaucher 200 développeurs et graphistes informatiques d'ici 2020.

La filiale tunisienne de la société de logiciels belge Metis Innovations Group embauchera 200 développeurs et graphistes informatiques dans les deux ans, dont 50 d’ici octobre 2018. Une cinquantaine d’autres postes dans le domaine des ressources humaines, de l’administration et des finances sera également à pourvoir selon le rythme de développement.

CDI

Les contrats des futurs employés de la filiale tunisienne, ouverte ce mois-ci dans la capitale, seront tous des CDI. Les salaires s’échelonneront de 1 600 à 6 000 dinars mensuels (542 à 2 033 euros) selon l’expérience. Les recrutés auront pour principal tâche de travailler sur le « projet Nyx », une plateforme commune pour des services immobiliers, bancaires et d’assurances dans lesquels s’est spécialisé Metis Innovations Group. Hébergée sur le cloud, cette solution permettra aux particuliers de réaliser des visites 3D des appartements, d’effectuer une simulation de crédits bancaires ou encore d’estimer son assurance habitation sur le même site internet.

Synergie avec les écoles

Le besoin en compétences est donc assez larges, allant de la programmation (PHP, JavaScript, etc.) jusqu’au graphisme. Les premières versions commerciales de cette solution, qui en est à la version bêta, devraient voir le jour courant 2019.

L’université Centrale de Tunis et l’école Polytech Intl ont d’ores et déjà proposé à Metis Innovations Group d’ajouter dans leurs programmes des modules d’enseignement spécifiques aux éventuelles demandes de la firme belge. Responsable de la filiale tunisienne, Aziz Ben Amor assure que la société intégrera aussi des étudiants en projet de fin d’étude (PFE) issus des Instituts supérieurs des études technologiques (ISET).

Smart Tunisia

Par ailleurs Metis Innovations Group a signé un mémorandum d’entente avec le programme de partenariat public-privé Smart Tunisia, qui favorise les implantations d’activités en offshoring, La société a fait le choix de la Tunisie pour quatre principales raisons : la qualification et le coût relativement bas de la main d’oeuvre dans le domaine informatique, le trilinguisme (arabe, anglais, français) des diplômés, l’infrastructure existante en termes de connexion internet (fibre optique) mais aussi de transport (dessertes africaines bon marchés) et la volonté de soutenir le processus démocratique tunisien.

« La Tunisie était la meilleure solution. Le groupe aurait pu choisir la Pologne où les salaires sont plus bas mais la société envisage de se développer en Afrique et au Moyen-Orient. Cela aurait pu être le Maroc, qui a aussi des jeunes qualifiés, mais le transport est onéreux et les avancées démocratiques ne sont pas les mêmes », détaille Aziz Ben Amor, 25 ans, co-fondateur du Salon africain des TIC en Tunisie et ancien chargé de mission auprès du ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique.

En 2017, l’entreprise, qui compte actuellement une centaine de salariés, a réalisé 300 millions d’euros de chiffre d’affaires et détient 30 % de part de marché sur le secteur du calcul en ligne de crédits immobiliers en Belgique.

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