Formation continue

À Madagascar, une formation HEC pour mener son business plus loin

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Depuis 2015, près d’une centaine de dirigeants et entrepreneurs venus de tout l’Océan Indien ont suivi une formation d’HEC à Madagascar pour apprendre à développer leur projet au-delà des frontières.

Ils sont chaque année plus nombreux à s’entraider. Depuis 2015, la grande école de commerce française, HEC, forme à Antananarivo une trentaine d’entrepreneurs et dirigeants venus de tout l’Océan Indien. Tous obtiennent un certificat en « management de l’environnement international » et accèdent ainsi à l’Executive Community, une communauté d’affaires composée d’anciens participants aux programmes executive education d’HEC. Un réseau utile pour porter leurs projets au-delà des frontières de la Grande Île.

Un projet plutôt qu’un CV

« Nous nous intéressons moins au CV du candidat qu’à son projet professionnel », explique Jean-François Guillon, délégué général du château d’HEC. Une remarque qui se vérifie dans les questions du dossier à remplir par les candidats pour leur inscription.

Ils doivent y détailler leurs objectifs et les raisons qui les amènent à postuler. La sélection se poursuit ensuite sur une rencontre avec Pascal Chaigneau, professeur à HEC Paris, qui cherche à vérifier la motivation des candidats et à approfondir leur projet.

En une vingtaine de jours, répartis en quatre sessions, les stagiaires s’initient à la direction et à la stratégie d’entreprise, ils s’immergent dans la finance et le commerce international et se forment au financement de projet ou encore au marketing.

Les trois premières sessions ont lieu dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie franco-malgache (CCIFM) d’Antananarivo. La dernière se fait au campus de Jouy-en-Josas, près de Paris.

Un coût important

Un déplacement non pris en charge, auquel il faut ajouter 10 000 euros pour le diplôme, une somme exorbitante dans un pays où le salaire minimum plafonne à une quarantaine d’euros par mois. Les cours ont en effet lieu la journée, l’investissement se fait aussi en terme de temps. « Certains nous disent que tout cela est difficile à assumer, mais il faut savoir que lors de ces sessions, les stagiaires prennent du recul sur leur activité et continuent à travailler et à développer leur projet. Certains repartent avec un business plan complet. Il faut donc le voir comme un investissement sur l’avenir », se défend Jean-François Guillon.

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