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Comment rédiger un CV pour l’Afrique francophone ?

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La première étape pour la diaspora et les francophones qui veulent s’installer en Afrique est de trouver un emploi. Pour cela, il leur faut rédiger un CV qui respecte certains codes. Voici nos conseils pour qu’il soit pertinent.

Sur le continent africain, les CV sont standardisés selon des canons occidentaux. Il n’existe pas de particularismes nationaux. Mais peut-être plus qu’ailleurs, les recruteurs, surtout ceux des cabinets de recrutement, reçoivent énormément de candidatures pour un seul poste. Ils ont donc très peu de temps pour juger si un CV est pertinent ou non. Être synthétique est donc indispensable.

Un bon CV tiens donc en une page, voire deux pour les profils expérimentés. « Il arrive encore que nous recevions des CV de 12 pages mais ceux-là sont vraiment très désagréables à lire », souligne Marion Navarre, directrice en charge de la région Moyen Orient et Afrique au sein du cabinet Morgan Executive Search.

5 parties bien distinctes

Pour cette dirigeante, un CV doit être sobre dans la forme : une seule police de caractère, pas trop de couleur, éviter les logos d’entreprise, bien identifier les différentes parties. Celles-ci peuvent se diviser en cinq blocs distincts qui apparaissent selon l’ordre suivant :

  • L’en-tête qui mentionne les nom, prénom, adresse et mail du candidat. Bien qu’ils soient facultatifs, il est possible d’y ajouter une photo d’identité et le titre du poste recherché : « Il faut éviter les photos trop fantaisistes qui peuvent desservir le candidat », indique Marion Navarre.
  • L’expérience professionnelle
  • La formation académique
  • Les langues et autres compétences
  • Les centres d’intérêt (facultatifs)

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L’expérience professionnelle

La liste des expériences sera réalisée dans l’ordre antéchronologique, c’est à dire de la plus récente à la plus ancienne. « On doit expliquer son expérience professionnelle comme on se présente en entretien d’embauche », affirme Marion Navarre. Pour être percutant, la recruteuse conseille de préciser à chaque expérience, l’intitulé exact du poste occupé, le nom de la filiale employeur, celui du groupe à qui elle appartient et la zone géographique où elle se situe : « Cela facilite le décryptage du CV au recruteur qui ne sait pas forcément qu’une grande entreprise possède cette petite branche quelque part au Libéria », illustre Marion Navarre.

Ajouter quelques chiffres sur l’entreprise et le nombre de personnes managées est également conseillé. « Cela permet de se faire une idée de l’envergure des postes occupés », remarque la dirigeante de Morgan Philips.

De manière générale les chiffres sont appréciés par les recruteurs, notamment pour décrire des tâches ou des missions et leurs résultats. En trois ou quatre points, le candidat peut préciser ce qu’il a fait, avec quels moyens et pour quel résultat : « Un directeur financier peut notamment indiquer qu’il a permis de réduire les coûts en indiquant un pourcentage et les leviers qu’il a utilisé pour y parvenir », relève Marion Navarre.

Attention toutefois à ne pas tomber dans les travers de l’exhaustivité. Votre CV est un outil de communication à destination du recruteur, il doit lui donner envie d’en savoir davantage sur vous. Pour cela, il préfèrera vous rencontrer.

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La formation académique

Dans cette partie, inutile pour les profils expérimentés de remonter jusqu’au diplôme du baccalauréat. La simple mention du dernier diplôme obtenu et de l’établissement suffit. Il peut être pertinent en revanche de mentionner les formations professionnelles et éventuels MBA suivis depuis.

Au contraire, les jeunes diplômés sont tenus de détailler leur parcours académique avec la mention des cours et spécialités suivis et des éventuels travaux de recherche rendus.

Les langues et autres compétences

Cette section est réservée aux compétences complémentaires. Si vous avez obtenu une certification en langue ou langage informatique, n’hésitez pas à la mentionner. Autrement, il est préférable d’en rester aux mentions classiques de niveaux : débutant, courant, bilingue ou à améliorer.

Les centres d’intérêt

Mentionner des centres d’intérêt peut-être un moyen d’accrocher les recruteurs et de rendre l’entretien d’embauche plus chaleureux. Encore faut-il qu’ils aient un véritable intérêt et qu’ils soient en rapport avec le poste ou l’entreprise que vous visez. À titre d’exemple, il est préférable de dire que vous prenez des cours de guitare ou que vous jouez dans un orchestre plutôt que d’indiquer la simple mention « musique ». Dans tous les cas, ce n’est pas cette section qui déterminera le choix des recruteurs.

Enfin, votre CV terminé, n’oubliez surtout pas de le faire relire par vos proches.

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