Madagascar: l’opposition en ordre dispersé face au nouveau gouvernement

Par AFP

Madagascar: l'opposition en ordre dispersé face au nouveau gouvernement © AFP

La formation lundi d'un gouvernement d'Union nationale à Madagascar a provoqué des dissensions dans les rangs de l'opposition, certains responsables acceptant leur nouvelle fonction ministérielle tandis que d'autres boycottaient la cérémonie.

Le représentant à Madagascar du président évincé Marc Ravalomanana a ainsi récusé dans la nuit de lundi à mardi les deux personnalités issues de son camp présentes à la cérémonie de présentation du gouvernement.

« Ce sont des brebis égarées, on les renie complètement », a déclaré Mamy Rakotoarivelo, à propos de Pierrot Botazaza, nommé vice-Premier ministre chargé de l?Economie et de l?industrie et Ruffine Tsiranana, nommée ministre de la Décentralisation.

« Il y a une discipline au sein de la mouvance, ils en sont donc exclus », a-t-il martelé.

Un gouvernement d?union nationale de 35 membres, en plus du Premier ministre de consensus Omer Beriziky, a été annoncé lundi à Antananarivo. La formation de ce gouvernement s?inscrit dans un processus de sortie de crise initié le 17 septembre par la signature d?une feuille de route de sortie de crise par dix groupements politiques malgaches.

Le pays traverse une crise institutionnelle depuis l?éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, devenu président de la transition.

La formation de ce gouvernement est présentée comme une étape importante vers l’organisation d’élections générales, dont les dates n’ont pas encore été fixées.

Selon M. Rakotoarivelo, « la formation de ce gouvernement ne s?est pas déroulée selon la procédure définie dans la feuille de route », reprochant notamment le poids trop important accordé aux proches d?Andry Rajoelina.

« Nous nous posons des questions sur l?honnêteté intellectuelle de la Troïka (de la SADC, qui dirige la médiation) quand elle dit que ce gouvernement découle d?un consensus », a-t-il ajouté.

Le camp de l?ancien président Albert Zafy, autre mouvance d?opposition, est sensiblement dans la même situation: sur ses cinq représentants dans le gouvernement, trois étaient présents et deux absents.

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