Trêve après des combats meurtriers dans l’ouest libyen

Par AFP

Trêve après des combats meurtriers dans l'ouest libyen © AFP

Une trêve était respectée jeudi soir dans l'ouest de la Libye après trois jours de combats meurtriers entre groupes armés rivaux, ont rapporté des habitants.

« Les affrontements ont cessé et l’armée fait respecter le cessez-le-feu », a déclaré Chokri Al-Arabi, directeur du seul hôpital de la ville de Zouara, à 100 km à l’ouest de Tripoli.

Depuis lundi, 18 personnes ont été tuées et quelque 250 autres blessées dans les combats entre des groupes berbères de Zouara et des hommes armés des villes arabes voisines de Jamil et Regdaline, selon les autorités intérimaires libyennes.

Les habitants amazighs (berbères) de Zouara avaient participé à la rébellion qui a provoqué la chute et la mort de Mouammar Kadhafi après des mois de conflit armé, alors que les villes Jamil et Regdaline avaient été accusées d’avoir soutenu le régime de l’ancien dirigeant.

Les deux villes se trouvent à quelques kilomètres au sud de Zouara, elle-même située à une soixantaine de kilomètres de la frontière tunisienne.

Le chef d’état-major Youssef al-Mangouch a prévenu mercredi que ses hommes étaient prêts à recourir à la force si nécessaire pour rétablir le calme.

« Aujourd’hui, la situation est très calme », a déclaré un habitant, soulignant que la présence de l’armée avait aidé à faire respecter la trêve.

Selon le Conseil national de transition (CNT) mardi, les hostilités ont commencé quand des ex-rebelles de Zouara avaient été arrêtés à Jamil. Le CNT est intervenu pour obtenir la libération des anciens combattants rebelles, mais des groupes de Zouara ont relancé les hostilités.

En mars, des combats violents avaient opposé des tribus rivales à Sebha dans le sud de la Libye, faisant 147 morts et 395 blessés, mais le gouvernement est parvenu à imposer un cessez-le-feu la semaine dernière.

Depuis la mort de M. Kadhafi en octobre, les nouvelles autorités peinent à contrôler les dizaines de brigades d’ex-rebelles, qui continuent de faire la loi dans le pays après s’être servis dans l’arsenal militaire hérité de l’ex-régime.

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